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Dossier thématique

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jeudi 11 décembre 2008

Y a des jours comme ça...

hier après midi, j'étais partie pour voir un de mes anciens profs, mais comme je ne l'avais pas averti, évidement, je n'ai pas su qu'il avait modifié son emploi du temps! j'en ai donc profité pour discuter avec d'autres personnes... et en l'occurrence, une qui m'a donné envie d'écrire ce billet!

Cet homme, connu pour son mauvais caractère légendaire et que certains élèves du Lycée Saint Cricq de Pau redoutent, m'a permis de retrouver la passion qui m'a habitée pendant ma première année de Master. Pendant plus d'une heure, nous avons discuté de sa ville (notre ville pourrais-je dire), à savoir Nay. Cette bourgade pleine de charme coincée entre Pau et Lourdes, au pieds des Pyrénées, recèle des trésors d'histoire et de patrimoine. Et c'est l'un de ces trésors qui m'a fait rêver tout au long d'un mémoire, parfois douloureux à écrire, mais encore plus à finir. Mon mémoire de M1 avait pour thème l'usine Berchon...

Ces derniers temps, j'ai beaucoup écrit sur ma création d'entreprise, oubliant parfois que si j'ai créé ce blog, c'était aussi pour y parler de culture... Et aujourd'hui, j'ai envie de vous en révéler un peu plus sur le patrimoine industriel de cette ville, peut être une dernière fois avant qu'il ne soit trop tard...

Ce bâtiment, mal connu des jeunes générations de nayais (et alentours...) fut à une époque pas si lointaine le cœur de la ville, tant géographiquement économiquement. C'était là que beaucoup des habitants travaillaient afin de fabriquer des habits en tissus des Pyrénées, tissus qui fut d'ailleurs inventé dans cette usine au début du XIXème siècle par Désirée Berchon (fondateur de l'entreprise et créateur de ce bâtiment exceptionnel). Aujourd'hui, le "Grand Hall" comme on l'appelait à la belle époque, risque d'être détruit à cause de l'indifférence et de l'incompétence des municipalités successives, entrainant ainsi la disparition d'un patrimoine d'exception et d'une mémoire ouvrière déjà bien mise à mal par la fermeture de l'usine dans les années 80.
C'est ainsi une charpente de type Eiffel unique dans le département, un escalier monumental et une cardeuse de 1906 qui risquent d'être mis à la ferraille... Mais c'est avant tout l'histoire de la ville qui est ainsi mise au rebut. Qui sait actuellement que la ville de Nay fut au XIXème et au XXème siècle le poumon industriel de notre département? Que des industries de tissus (on pensera au tissus des Pyrénées mais aussi aux bérets) et que des usines de meubles y prospéraient? Seuls les anciens s'en souviennent encore... Mais pour combien de temps???
Outre le côté patrimonial, c'est une architecture qui va disparaitre avec ce bâtiment! avec un plan en trois nefs, c'est une cathédrale ouvrière qui se meurt...

Alors Messieurs les décideurs, un peu de bon sens! ce n'est pas en effaçant le passé qu'on construit l'avenir! mais en le prenant pour base solide et en l'utilisant à bon escient! Depuis des années, vous cherchez un endroit pour y construire un cinéma et une salle des fêtes. Vous aviez même pensé à les construire là! l'idée était géniale : redonner à ce bâtiment son âme en lui permettant d'accueillir la population locale et en refaire un coeur pour Nay... Alors ne jetez pas tout aux orties et permettez à vos anciens de s'endormir en paix tout en éduquant nos jeunes!

Ci-joint un article que j'avais écrit il y a 3 ans déjà... comme quoi les choses ne changent pas toujours très vite!

lundi 3 novembre 2008

L'admission en pépinière

Chose promise chose due! Aujourd'hui comme prévu, je vais vous parler de l'admission en pépinière d'entreprise. En faisant des recherches pour ce billet, j'ai appris quelques petites choses qui pourront me servir et peut être servir à d'autres!

L'entrée en pépinière est réservée aux créateurs! Il faut bien comprendre que tant que l'on n'a pas créé et immatriculé sa société, on ne peut pas être candidat à l'entrée en pépinière. Pour ce qui est du montage de projet, les prestation que j'ai déjà évoquées telles que la "Cible emploi" ou l'EPCE sont plus appropriées. EN Aquitaine, il existe également une structure appelée l'incubateur régional d'Aquitaine. Je ne sais pas si ce genre de structure existe dans toutes les régions mais le but d'un incubateur est d'aider les créateurs dans le processus précédent l'ouverture de leur entreprise. Bon, revenons à la pépinière. Pour y accéder il faut valider un processus d'agrément, comportant un dossier de candidature. Ce dossier comporte en général les pièces suivantes: 1. un CV et une lettre de motivation (étrange ça me rappelle quelque chose...) 2. un plan d'affaire 3. un compte prévisionnel sur 3 ans 4. un plan de trésorerie sur 12 mois. Un comité d'agrément, constitué de représentant de la pépinière et des collectivités locales, est alors saisi. Celui-ci étudie alors le dossier selon des critères établis. Les candidats retenus signent alors un contrat ou une convention avec la-dite pépinière pouvant aller jusqu'à 48 mois.

Voilà pour les infos et j'espère avoir répondu aux questions qui m'ont été posées! Une dernière news: mon rendez-vous de demain matin à été reporté à mercredi matin et j'ai pu trouvé un acteur culturel (en l'occurrence une actrice) qui a bien voulu se porter volontaire pour jouer les cibles test afin de valider mon questionnaire pour ma future étude de marché!

vendredi 31 octobre 2008

Les pépinières d'entreprise

Comme promis à Carole ce matin, ce billet aura pour sujet les pépinières d'entreprise. Je n'ai pas vocation a donner toutes les infos concernant ce sujet mais je vais tenter ici de débrouiller un maximum ce vaste sujet en faisant une petite synthèse de ce cela peut apporter à un jeune créateur d'entreprise.

Les pépinières d'entreprise sont des structures d'accueil et d'appui des créateurs d'entreprise. Elles sont initiées par les collectivités locales. Elles assurent l'hébergement, l'accompagnement et certains services. Intégrer une pépinière optimise le taux de réussite des entreprises nouvellement crées car elles permettent une meilleure insertion de l'entreprise dans le tissu économique local. Régulièrement, les pépinières proposent des animations (conférences, petits déjeuner, mini-salons,etc.) sur les thématiques propres aux créateurs telles que la fiscalité, les financements, le recrutements, etc.. Cela permet à chaque créateur de s'informer et de nouer de nouvelles relations. Question services, ont va retrouver des choses traditionnelles: secrétariat, reprographie, accueil des visiteurs, internet haut débit, mise à disposition de salle de réunion, etc. Certaines pépinières proposent également une aide juridique et une aide comptable. Enfin une pépinière d'entreprise proposent des locaux adaptés aux besoins des créateurs, depuis les bureaux jusqu'aux locaux de plus de 200 mètres carrés (enfin cela dépend de la taille de la pépinière). Les contrats de locations prennent la forme de baux non commerciaux pouvant aller jusqu'à 48 mois. Au delà, les créateurs souhaitant rester en pépinière devront passer en "hôtel d'activité" et signer un bail commercial classique.

Le prochain billet sera consacré à l'admission en pépinière.

vendredi 24 octobre 2008

Le dossier thématique - Du musée imaginaire au musée virtuel…

__Je m'aperçois que je me tiens de moins en moins aux catégories prévues au départ mais bon, je tente de m'adapter au fur et à mesure! dans quelques jours, les choses seront plus claires!
Je m'aperçoit également que deux rubriques voulues au départ n'ont pas encore été inaugurées (l'espace recruteur - et là je vois que je ne vous ai même pas encore montré mon CV - et les illustrations et autres dessins -honte à moi). Je vais tenter de remédier à tout ceci rapidement!
En attendant, je voudrais vous présenter une partie d'un dossier thématique que j'avais écrit en Janvier dernier sur la virtualisation des collections d'art dans les musées. C'est peut être un peu rébarbatif comme ça au premier abord, mais l'intérêt est de taille quand on connait mon projet professionnel! je vous laisse découvrir!
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Dès 1951, André Malraux théorise le musée imaginaire, c'est‐à‐dire un musée qui se construit dans l’esprit de l’être humain et qui s’affranchit donc de toute réalité architecturale telle que le musée.

« Là ou l’œuvre d’art n’a plus d’autres fonctions que d’être œuvre d’art, à une époque ou l’exploration artistique du monde se poursuit, la réunion de tant de chefs d’œuvre, mais d’où tant de chefs d’œuvres sont absents, convoque dans l’esprit tous les chefs d’œuvre. Comment ce possible mutilé n’appellerait pas tout le possible ? »

A cette question, André Malraux envisage une réponse : il considère la photographie, seule technique répondant aux premiers critères de virtualisation au milieu du XXème siècle, comme constituant un bon outil pour réaliser son musée imaginaire.

A notre époque, il est légitime de se demander comme André Malraux aurait pensé l’apport d’internet dans la muséologie du XXIème siècle ! Au même titre que la photographie en 1951, internet constitue un nouvel outil pour la création d’un « musée hors les murs », un outil pour l’éclatement du musée…

Comme dans l’esprit, la mise à disposition du patrimoine culturel sur internet permet la création de rapprochement entre les œuvres d’art, les collections de musées, la création de thèmes transversaux dans la culture mondiale. Peu importe en effet de savoir que telle œuvre se trouve en Europe et que telle autre se trouve aux États‐Unis pour pouvoir les comparer désormais. L’essentiel reste l’accès à l’objet, à travers son image et la documentation qui lui est rattachée. André Malraux, avec son musée imaginaire, a posé les bases du musée virtuel. Il réfléchit bien au‐delà du musée de papier comme album de reproduction. Son musée imaginaire tend dès lors à montrer des œuvres qui ne peuvent bénéficier d’une présentation muséale, notamment les œuvres intransportables ou les œuvres à mettre en relation avec leurs pays ou leurs cultures originales.

Il est difficile de prévoir ce qui ressortira des nouveaux enjeux de la mise en ligne des collections des musées, et certains y sont encore farouchement opposés. Cependant, on devine déjà, au travers des exemples existant d’ors et déjà, les potentialités extraordinaires de la virtualisation des musées.

Si le sujet vous interpelle, que vous avez des questions, ou tout simplement que vous ne comprenez rien, n'hésitez pas à m'en faire part dans les commentaires! j'essayerais de répondre à chacun d'entre vous!