__Je m'aperçois que je me tiens de moins en moins aux catégories prévues au départ mais bon, je tente de m'adapter au fur et à mesure! dans quelques jours, les choses seront plus claires!
Je m'aperçoit également que deux rubriques voulues au départ n'ont pas encore été inaugurées (l'espace recruteur - et là je vois que je ne vous ai même pas encore montré mon CV - et les illustrations et autres dessins -honte à moi). Je vais tenter de remédier à tout ceci rapidement!
En attendant, je voudrais vous présenter une partie d'un dossier thématique que j'avais écrit en Janvier dernier sur la virtualisation des collections d'art dans les musées. C'est peut être un peu rébarbatif comme ça au premier abord, mais l'intérêt est de taille quand on connait mon projet professionnel! je vous laisse découvrir!
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Dès 1951, André Malraux théorise le musée imaginaire, c'est‐à‐dire un musée qui se construit dans l’esprit de l’être humain et qui s’affranchit donc de toute réalité architecturale telle que le musée.

« Là ou l’œuvre d’art n’a plus d’autres fonctions que d’être œuvre d’art, à une époque ou l’exploration artistique du monde se poursuit, la réunion de tant de chefs d’œuvre, mais d’où tant de chefs d’œuvres sont absents, convoque dans l’esprit tous les chefs d’œuvre. Comment ce possible mutilé n’appellerait pas tout le possible ? »

A cette question, André Malraux envisage une réponse : il considère la photographie, seule technique répondant aux premiers critères de virtualisation au milieu du XXème siècle, comme constituant un bon outil pour réaliser son musée imaginaire.

A notre époque, il est légitime de se demander comme André Malraux aurait pensé l’apport d’internet dans la muséologie du XXIème siècle ! Au même titre que la photographie en 1951, internet constitue un nouvel outil pour la création d’un « musée hors les murs », un outil pour l’éclatement du musée…

Comme dans l’esprit, la mise à disposition du patrimoine culturel sur internet permet la création de rapprochement entre les œuvres d’art, les collections de musées, la création de thèmes transversaux dans la culture mondiale. Peu importe en effet de savoir que telle œuvre se trouve en Europe et que telle autre se trouve aux États‐Unis pour pouvoir les comparer désormais. L’essentiel reste l’accès à l’objet, à travers son image et la documentation qui lui est rattachée. André Malraux, avec son musée imaginaire, a posé les bases du musée virtuel. Il réfléchit bien au‐delà du musée de papier comme album de reproduction. Son musée imaginaire tend dès lors à montrer des œuvres qui ne peuvent bénéficier d’une présentation muséale, notamment les œuvres intransportables ou les œuvres à mettre en relation avec leurs pays ou leurs cultures originales.

Il est difficile de prévoir ce qui ressortira des nouveaux enjeux de la mise en ligne des collections des musées, et certains y sont encore farouchement opposés. Cependant, on devine déjà, au travers des exemples existant d’ors et déjà, les potentialités extraordinaires de la virtualisation des musées.

Si le sujet vous interpelle, que vous avez des questions, ou tout simplement que vous ne comprenez rien, n'hésitez pas à m'en faire part dans les commentaires! j'essayerais de répondre à chacun d'entre vous!