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mercredi 3 décembre 2008

D'ingénieur culturel à créatrice d'entreprise en passant par développeur multimédia, le tout sans s'en rendre compte...

Je vais vous raconter aujourd'hui une reconversion peu banale puisque je l'ai réalisée sans réellement m'en rendre compte! cela me permettra ainsi de rajouter mon petit grain de sel au débat du mois...

il y a maintenant un an et demi (pas tout fait, mais on va pas compter les jours non plus...), je sortais, mon diplôme en main, de la faculté de Pau. Je pouvais alors prétendre à des postes plutôt haut placés dans la culture et j'avais dans cet état d'esprit entrepris de passer les concours d'attaché de conservation... pourtant, malgré mes stages, mon CV, mes diplômes, ma motivation, etc., je me heurtais toujours à un 'non merci mademoiselle, nous n'avons pas les budgets pour vous employer en CDI...". En désespoir de cause et afin de pouvoir remplir mes placards (et oui quand on est jeunes diplômés et qu'on n'a pas droit au chômage, on mange aussi!) je me suis rabattu sur un emploi que j'occupais déjà depuis plusieurs années avec succès - il faut bien payer ses études - c'est à dire, femme de ménage...

Quelques mois plus tard, miracle, un de mes anciens tuteur de stage me re-contacte en me proposant un projet un rien saugrenu mais au combien intéressant : la création du site internet du musée! Pourtant, je n'y connaissais pas grand chose en informatique à cette époque là! et me voilà en contrat de professionnalisation, apprenant les bases du métier de développeur multimédia!
j'étais en pleine reconversion, sans le savoir encore!

Au début, tout se passe bien dans mon nouveau service. J'étais là pour 13 mois et on me faisait miroiter un poste en CDI... Comme vous pouvez vous en douter, je n'ai pas choisi le terme "miroiter" au hasard. Prise comme je l'étais dans ma formation Gréta, je ne me suis pas aperçue tout de suite que mon tuteur de stage se foutais de ma gueule et qu'il faisait ça pour avoir un boulot bien fait pour pas cher... Malheureusement (ou heureusement finalement) quand j'ai commencé à me douter de quelque chose, mon tuteur de stage à commencé à changer de stratégie et j'ai alors eu droit à un harcèlement moral en règle... Boulot fini, diplôme de développeur en poche, je croyais encore naïvement à un contrat durable et j'avoue que la chute à été rude quand j'ai entendu que non seulement mon travail ne pourrait pas être publié sur internet (et oui, en plus d'être c.., mon tuteur de stage était très mauvais en orthographe, d'ou un site truffé de fautes, pas présentable...), mais qu'en plus on me demandait de dégager la place pour les futures stagiaires...
Je n'accuse pas l'entreprise qui elle a été tout à fait correcte mais ce petit chef qui se croyait tout permis...

Mais dans un sens, cela m'a rendu service! car cette année passée dans des conditions difficiles m'a permis de comprendre plusieurs choses!
1. que la culture est un métier très fermé ou les budgets sont rarement présents pour des emplois à long terme
2. que les institutions culturelles ont rarement les compétences pour mener à bien un projet multimédia mais qu'elles ont de grandes ambitions
Là l'idée a germé en moi: Pourquoi ne pas proposer un service externalisé afin de mener à bien leurs projets de communication? Et me voilà aujourd'hui dans la situation que vous connaissez! en train de créer mon agence de communication spécialisée en culture!
Sans le prévoir réellement, sans faire une étude de marché pour voir quels étaient les métiers porteurs de ma région, j'ai réaliser une reconversion en passant du statut de "gratte papier" à celui de "technicien". Mais peut_on réellement parler de reconversion quand on n'a pas encore réellement travaillé? je ne sais pas!

En tout cas, une chose est sure : quand on mène un processus de reconversion, ce que l'on a fait avant ne s'efface pas... il faut savoir tirer le meilleur parti des toutes ses compétences afin de se créer un profil atypique, qui retiendra l'attention. alors qu'on soit jeune diplômé ou chomeur ou même en poste, il ne faut jamais se reposer sur ses lauriers! on a toujours à apprendre quelque chose!

mercredi 26 novembre 2008

Entretien ou Entreprise?

Pour ceux qui ont suivi le dernier billet, vous saurez que j'ai du faire face à un choix épineux: me rendre à un entretien d'embauche (en réalité 2, à croire que les patrons s'était donné le mot pour me déstabiliser) ou continuer mon projet de création d'entreprise.

Comme les propositions sont arrivées le vendredi soir, j'ai pris le parti de garder le week-end comme moment de réflexion. Lundi matin j'ai appelé les deux chargés de recrutement et je leur ai expliqué la situation. Ils ont parfaitement compris et l'un deux à même été intéressé par le concept de ma future entreprise. Car vous l'aurez compris, je ne compte pas déménager et mettre à mal tout ce que j'ai mis si longtemps à construire ici dans le sud Ouest....
Ce sera donc la voie périlleuse de la création d'entreprise qui va m'attendre dans les prochains mois!

En parlant d'entreprise, je vous rappelle rapidement le concept: il s'agirait d'une agence de communication, spécialisée dans les secteurs de la culture, du loisir et du tourisme. Les produit proposé irait de la création de site internet, à la création de carte de visite en passant par la mise en place de parcours pédagogiques, etc. pour plus de renseignements, n'hésitez pas à me contacter! Actuellement, je cherche un nom pour cette entreprise... mais dans mon cerveau, c'est le calme plat! alors si vous avez des idées, je suis preneuse! le concours est ouvert!

mercredi 12 novembre 2008

Mes rendez-vous de la journée...

Aujourd'hui, 2 rendez-vous intéressants:

le premier à 9h pour visiter le chantier de la pépinière d'entreprise qui prend forme à Arthez de béarn avec le président d'Eurolacq. L'endroit est plutôt bien situé, près de Lac sans être sur la RN117, suffisamment à l'écart pour être au calme et suffisamment indiqué pour être repéré en pleine nuit (j'ai fait mes repérages hier soir à 20h...). Le bâtiment est plus chaleureux que la pépinière de Biron (très froid et très glauque avec ses murs en tôles vert bouteille). L'ensemble est tentant! à voir quand les bâtiments seront fini à la fin de l'année.

Deuxième rendez-vous cette après midi avec la responsable du pôle économique de la communauté de commune d'Orthez, pris sur le conseil de ma référente Eurolacq. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre et finalement, après un léger retard je vois apparaître une jeune femme à peine plus vieille que moi, qui se confond en excuse (elle n'a pas l'air d'aimer être en retard) qui me présente un projet tout à fait intéressant: le "pôle de l'écrit et de l'image" qui est en cours de construction sur Orthez. Ce pôle d'excellence à pour but de rassembler des entreprises liées au développement de l'écrit et de l'image dans le cadre du service aux entreprises. Encore en projet et en construction, ce site pourra éventuellement m'intéresser plus tard!

Donc au final, une journée riche en renseignements avec sur le secteur d'orthez, plus de projets de développement que je ne le pensais!

vendredi 17 octobre 2008

J'ai testé pour vous Le Musée Champollion de Figeac

Il y a quelques temps, j'ai été visiter le Musée Champollion de Figeac. J'avais beaucoup entendu parler de ce musée, qui avait repensé il y a peu de temps sa muséographie, et j'avais hâte de le voir en vrai. Je ne m'étais pas trop renseigné dessus afin de conserver un œil neutre. Mais finalement j'avoue avoir été un peu déçue. Je m'explique:

Premièrement quand j'entends parler du Musée Champollion, je m'attend à trouver un musée retraçant la découverte principale de cet égyptologue, à savoir la traduction de la pierre de Rosette, et éventuellement à découvrir une collection d'œuvres d'art égyptien. Et bien détrompez vous, le Musée Champollion est avant tout un Musée de l'écriture. Les collections sont finalement peu importantes et à mon sens mal mises en valeur. Seule le nocturama au rez de chaussée vaut vraiment le coup d'œil.

Deuxièmement, comme beaucoup de musée, le visiteur doit lire trop de textes avant de pouvoir pleinement profiter et comprendre les collections. Si pour certains lieux culturels c'est un parti pris, généralement ils tentent de pondérer les effets perverses de la chose avec un catalogue que l'on peut acheter et revoir plus tard, au calme, chez soi... là, rien de tout ça.

Troisièmement, si le côté hight tech peut séduire, j'ai trouvé les installations peu pratiques et j'ai eu l'occasion de voir des visiteurs se désintéresser de celles-ci par manque de compréhension de leur fonctionnement.

Enfin, dernier point négatif, je n'ai pas trouvé l'utilisation du bâtiment qui accueille le musée très judicieuse. Cette belle maison du centre ville historique de Figeac n'est finalement plus qu'une coquille vide accueillant une structure interne.

Au final, j'ai préféré largement le circuit permettant de découvrir le Vieux Figeac au musée. Cependant, pour les amoureux de l'écriture et de son histoire, ce centre culturel est une vraie mine d'informations, à découvrir patiemment.

Pour plus d'informations sur le Musée Champollion, cliquez ici